La première image qui me vient en écoutant une musique... Humeurs mélomaniaques d'hier et de tous temps.
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mardi 27 janvier 2026
Tom Waits Beginning from 1973
dimanche 25 janvier 2026
Rolling Stones
La première image ? Des pas de danse sur le parquet lors de nos boums à nous autres de la Gen X. Sympathy for the devil, qu'est-ce qu'on a dansé là-dessus ! Sinon toujours intéressant de redécouvrir les quelques grands albums des Rolling Stones et de comprendre à quel point le Blues est à al base de tout dans leur art.
The Wall
La première image ? Mon box à l'internat. J'y écoutais beaucoup The Wall. Qui dans le cadre d'une vie dan les murs d'un lycée (Marcel Roby en l'occurrence) revêtait un sens tout particulier, résonnait merveilleusement avec le feu de nos 14-17 ans.
vendredi 23 janvier 2026
Fragile Hayes 1996
La première image ? Un appartement Lillois. Celui de Julien. Il venait de découvrir ce nouvel album d'Isaac Hayes avec une version fantastique de Fragile (Sting). On l'a beaucoup écouté cet album et le morceau encore aujourd'hui fait son effet.
mardi 20 janvier 2026
Mc Coy Tyner Flying High
La première image ? Un rayon de la Fnac Lille. Que n'y a t-on farfouillé, cherché comme des affamés ? Souvent à l'époque, les conseils qui revenaient de la bouche du fameux conseiller FNAC c'était A Love Supreme... Et déjà Mc Coy Tyner au piano... Reconnaissable entre mille. Flyin' High
samedi 17 janvier 2026
Song of Leonard Cohen
La première image ? Je replonge directement dans la ouate mélancolique de Fat City. Ces villes oubliées du rêve américain où le jeune boxeur (Jeff Bridges) comme le plus âgé (Stacy Keach) unissent leurs forces et cherchent à exister, tenir coûte que coûte. L'Amérique qu'on aime, la voici.
Santana III (1971)
La première image ? La reprise d'Europa par Gato Barbieri. Guitare électrique tellement reconnaissable. Entre mille. Et dçs ce premier album en 1969, tout est déjà là. Soul Sacrifice annonce la couleur. Ce musicien ne sera jamais aussi tranchant qu'en live, sur scène à laisser parle sa guitare !
dimanche 11 janvier 2026
Seven. Hommage
Seven et son soleil trompeur by raw moon shaw | Suno
Seven et son soleil trompeur
Quel épilogue ! Si j’avais su…
Jamais très loin de Blade Runner,
Sa chute et ses lumières crues
Mais il n'y a pas de hasard
Tout était là, livré d'emblée :
La ville un pluvieux purgatoire
Et l’enfer déjà familier.
John Doe est tueur à ses heures
Mourir lui importe si peu
Or qu’est-ce qui lui tient à coeur ?
Corrompre l’âme du vertueux !
Hydre noire achevant sa mue,
Il veut honorer son serment
Et tend le piège, du jamais vu :
Un colis de chair et de sang
Distinguons toujours les effets
De la cause. Dans Seven, la thèse
S'attache bien moins au péché
Qu'à sa lecture, son exégèse !
Doutons des écrits : l'ennemi
N'est pas le fautif, l'égaré
Mais l'interprète qui punit :
Satanés apprentis sorciers !
Salo ou les 120 jours de Sodome. Hommage
Il faut bien remercier Pasolini pour tout !
Salo Pasolini by raw moon shaw | Suno
Allô la Terre, ici Salo !
Oeuvre maudite du Pacha,
Maître absolu du haut château,
Par qui le scandale arriva.
Toutes ses idées saugrenues
Sont corrosives à l’esprit
Abîment l’innocence nue,
La salissent d'ignominies.
Elles creusent des plaies profondes
Susceptibles de se rouvrir
Pour empuantir notre monde
Fortuitement, sans prévenir.
Le malaise du spectateur
Impuissant à s’interposer
Face à l’effroyable Saigneur
S’étire jusqu’à la nausée
C'est ainsi que nos sociétés
Mènent à dessein, doucement,
Nous dit le film, l’humanité
A se corrompre ultimement...
mardi 6 janvier 2026
Full Metal Jacket. Hommage
full metal (Remastered) by raw moon shaw | Suno
Kubrick défend le postulat
Que rien ne saurait préparer
Au caractère imprévisible
De la guerre, théâtre imbécile
qui de nous pointe le risible,
illustre le fait qu’entre mille
Méthodes, armes ou formations
Aussi ingénieuses soient-elles,
Aucune n’a jamais raison !
Z’yeutez plutôt la demoiselle,
Pas de diplôme mais du savoir-faire,
Rien ne remplace l’expérience
Le vice et puis le caractère !
Elle se meut avec aisance
La jeune femme au visage
juvénile qui, l’air de rien,
Vient offrir un dernier voyage
A de vaillants petits lutins
Surentraînés mais dépassés
Bien trop tendres face à la belle
Qui fait le « Mickey Mouse » effet
d'une mine anti-personnelle,
d'une bombe à fragmentation.
En matière de cruauté,
La fertile imagination
Des hommes est illimitée !
Au fond, la guerre n’est qu’un leurre
Et le genre un prétexte habile
L’avertissement est ailleurs,
Désagréable mais utile :
Dénonciation scrupuleuse
De tous les embrigadements,
De toutes les fois mielleuses
Plantées avec empressement
Dans un crâne offert, ramolli
Par des Maîtres aveuglés
Se jouant d’êtres avilis
Pour uniformiser, couper
Tout ce qui dépasse, un austère
Couvre-chef pour seul étendard.
Sus aux mouvements dits sectaires,
Insatiables marchands d’espoir
Qui profitent de la faiblesse
Pour mieux la tenir en laisse.
En fin de première partie,
Un cobaye laisse sa peau
Rat de laboratoire nourri
Au sang quand Elle est un robot
Qui exécute son programme
De mort froidement, sans un mot,
Sans une larme, sans même une âme.
Gardons à l’esprit qu’un enfant
Des Kubrick a été un temps
Happé corps et âme dedans.
L'un des combats de ses parents
Fut dès lors de lui ouvrir « grand
les yeux » sur cet enfermement.
C’est le message universel
Du génial FULL METAL JACKET :
Seule la vie donne des ailes,
Reprend quand elle le décrète
Mais jamais ne prépare au « sort »
Qu’il soit injuste, qu’il soit funeste...
Il faut apprivoiser la mort
S’en repartir, toujours modeste,
A l’assaut d’un nouveau matin
Avec la terreur à nos basques
Mais en chantant un air de rien
Et libres mais fiers sous nos casques
Blade Runner. Hommage
Cantique de la mauvaise herbe by raw moon shaw | Suno
L'univers de Phlip K Dick
Est reconnaissable entre mille.
Y paissent moutons électriques,
Quelques réplicants indociles
Dont l’humanité vous désarme,
Mais saluons le traitement :
Né d'un impact, de son vacarme,
Blade Runner est l'hybride enfant
De la SF et du film noir,
Un retro-futurisme qui
Sécrète son divin nectar !
Dans la mégapole avilie
Un détective privé traîne
Son spleen, sa mauvaise conscience,
Sa parano, autant de chaînes
Nouées de troubles apparences,
Où femmes fatales et brunes,
Parfois blondes mènent la danse
Jusqu’au climax, quand la rancune
Se fait pardon ou pénitence !
Et voilà le plus vivifiant
On y trouve du Jim Thompson
Du Raymond Chandler, cependant
Le film surprend quand l'heure sonne
De l'épilogue tout en haut
D’une tour chatouillant les cieux
Avec l’extinction d’un robot
Habité, ému, amoureux
De la beauté du monde et qui
Dans un dernier geste fragile
De compassion, d'empathie,
Fait le deuil de son bref exil
Parmi les hommes et devient
Cet être à l'aura de lumière.
Rick Deckard, lui, demeure éteint,
Agi, étranger aux mystères
De l'âme, corrompu, décadent,
Oublieux du métal précieux
Dont il est fait mais qui pourtant
Survivra, boudé par les Dieux !
Mauvaise herbe l'humanité
qui résiste à tout, avec morgue
Quand l'être pur est condamné,
périssable. Fabuleux point d'orgue.
Misery. Rob Reiner. Hommage
Alfred Hitchcock aurait chéri
Ce huis-clos, duel infernal
Confrontant idole et groupie :
Ca finit mal en général...
Misery c'est un peu Shining
Un écrivain, ce lieu perdu,
Le froid et l'horreur. Stephen King
convoque son propre vécu.
Annie incarne l'addiction
De Paul Sheldone ou Jack Torrance
Replongeant, cédant au poison
De leurs coupables dépendances.
Il a le teint cireux James Canne.
Son regard vide, ses lèvres molles
Sont le propre du dipsomane
A son plus haut degré d'alcool
Dans l'intimité du foyer,
L'injonction de la muse est sans Équivoque :
l'auteur est sommé
De n'y pas gâcher son talent.
Bien plus qu'un thriller abouti
L'oeuvre se fait donc testament
d'un alcoolique repenti.
On sait le Phénix résilient.
lundi 5 janvier 2026
Excalibur hommage
Excalibur Hommage by raw moon shaw | Suno
Arthur est un enfant roi.
Joyau de la couronne
Doté d'un talent pur, en somme
La chair tendre et le sang frais
Que nous fumes tous un jour
Et dont nous cherchons trop tard peut-être
A retrouver désespérément
La capacité d'émerveillement fondamentale,
Cette innocence perdue, une flamme égarée...
Incarnées tantôt par le Graal, tantôt par l'épée Excalibur,
Qui seuls, résistent au temps qui passe.
"When you casted it what did you see Perceval ?"
J'ai vu la source originelle
Je suis né devant ce film,
M'y suis donné la vie
Juste avant l'épilogue,
Où depuis l'embarcation
Je me suis reconnu
M'éloignant dans le couchant,
Escorté de corbeaux dévoreurs de pupilles
comme le cinéma s'emparant de mon imaginaire !
La matrice, le point de non retour. Le voici.
Nous étions l'an de grâce 1982 à Abidjan.
Cache-Cache
La première image ? je reviens toujours à ce parking souterrain de Vélizy. On y joue à cache-cache et l'imagination galope. On y cherche refuge et parfois on y affronte le destin...
Cache-Cache (Remastered) by raw moon shaw | Suno
Des morceaux de carton souillés ici et là
Tremblent et dansent dans le faisceau lumineux
Mon innocente main éclaire les gravats
Du vaste parking souterrain sonnant le creux.
Je m'attarde au plafond vers d'effrayants tuyaux
Autant de suintantes canalisations
D'où s'échappent d'énigmatiques trémolos
Amplifiant l'écho de ma respiration.
Faisant étinceler une folle carcasse
A la cuirasse fendue, aux fauteuils troués,
Ma jeune âme entrevoit dans un éclair fugace,
Sous un amas confus de vieux ressorts rouillés,
Découpée dans la taule, une trappe secrète,
Et son espace confiné, poussiéreux, sale,
L'apocalypse en son insolite cachette !
Un illuminé vivrait-il dans ce bocal ?
J'y décèle alors la promesse d'abandon
Par-delà cette bouche étroite, jusqu'au tréfonds,
Lorsque le bruit de pas nerveux et rapprochés
Résonne quelque part, secoue l'obscurité
Ma petite main tremble. Je suis tétanisé.
J'oriente, silencieux, ma lampe, le souffle coupé.
Les pas s'arrêtent, Mes yeux s'emplissent de terreur
Et de sanglots noyant mes tâches de rousseur.
D'autant plus inquiétant qu'il n'a plus rien d'humain,
Un cerbère entré dans ma lumière, à l'arrêt,
Exhibant l'oeil noir et sans âme du requin,
Me toise fixement, avec brutalité.
Sous son collier à pointes. Le terrifiant molosse
Se jette soudain, carnassier, tout croc dehors,
Bave écumante, à coups de hurlements féroces,
A ma gorge, à ma jeunesse en plein essor.
Echappant in extremis au destin atroce
Promis par le chien trop massif pour se glisser
Dans le trou de souris au fond du vieux carrosse,
Je suis sauf, l'espace d'un instant, soulagé
Puis je repense à la partie de cache-cache
Et prie pour ma petite soeur dissimulée
Ou pas dans quelque recoin.
Du deuil à la tâche
Je fais l'apprentissage. Je suis un rescapé.
vendredi 2 janvier 2026
Carte de voeux
Inspirante, j'en ai tiré ce poème qui s'adresse à mon papa.
l'IA pour la musique a fait reste.
Carte de voeux (Remastered) by raw moon shaw | Suno
Du pays des souvenirs qui est le nôtre
Je t’adresse mes vœux de taille, ceux de l’apôtre
Qui vieillit subtilement sans en avoir l’air
Luciole anonyme, éphémère de l’hiver
Qui regarde naître ce nouveau millénaire
Si jeune au regard de l’âge de nos artères
La progéniture fraîchement débarquée
Remplit d’aise je l’espère un papa comblé
Nous venons aussi de vous emboîter le pas
Pénélope va bien ne souffre d’aucun tracas
Qu’un souriant destin lui fasse rencontrer
Un Ulysse de banlieue bien intentionné.
Sans te commander, je vais passer quelques jours
Avec Le Sauvage sur les bords de l’Adour
Essaye de venir, tu trouveras le vivre
et l’évocation de l’amitié qui enivre
Rien que du ciel bleu, notre étendard et vœu pieux
De ces temps bénis où nous nous pensions heureux !
Bien qu’elle fasse du silence son ordinaire
Ta guitare aura gravé en moi ce même air
Otis Redding nous invitant à la tendresse
Pour avoir des amis et chasser la tristesse
Mieux vaut se fabriquer de jolis souvenirs
Que d’occuper ses vieux jours à de vains soupirs
Allez quoi, viens mon Gérard et que la distance
N’efface pas le parfum de nos souvenances
De nos belles errances parfois effrayantes
Ces histoires où nous tremblions sous la tente
Vacillant dans un fragile rideau de pluie
La mort apprivoisée par tes sombres récits
Une nuit d'encre, écrivais-tu, se dissout
Dans la brume matinale au cri du hibou
D’où l’ode surgira, s’élèvera, féconde
Par-delà les forêts humides et profondes
Avec déjà la fin du ciel pour horizon
Matière à nous souffler de beaux plans d’évasion