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mardi 6 janvier 2026

Blade Runner. Hommage

 


Cantique de la mauvaise herbe by raw moon shaw | Suno


L'univers de Phlip K Dick

Est reconnaissable entre mille.

Y paissent moutons électriques,

Quelques réplicants indociles

Dont l’humanité vous désarme,

Mais saluons le traitement :

Né d'un impact, de son vacarme,

Blade Runner est l'hybride enfant

De la SF et du film noir,

Un retro-futurisme qui

Sécrète son divin nectar !

Dans la mégapole avilie

Un détective privé traîne

Son spleen, sa mauvaise conscience,

Sa parano, autant de chaînes

Nouées de troubles apparences,

Où femmes fatales et brunes,

Parfois blondes mènent la danse 

Jusqu’au climax, quand la rancune

Se fait pardon ou pénitence !

Et voilà le plus vivifiant

On y trouve du Jim Thompson

Du Raymond Chandler, cependant

Le film surprend quand l'heure sonne

De l'épilogue tout en haut

D’une tour chatouillant les cieux

Avec l’extinction d’un robot

Habité, ému, amoureux

De la beauté du monde et qui

Dans un dernier geste fragile

De compassion, d'empathie,

Fait le deuil de son bref exil

Parmi les hommes et devient 

Cet être à l'aura de lumière.

Rick Deckard, lui, demeure éteint,

Agi, étranger aux mystères

De l'âme, corrompu, décadent,     

Oublieux du métal précieux

Dont il est fait mais qui pourtant

Survivra, boudé par les Dieux !

Mauvaise herbe l'humanité

qui résiste à tout, avec morgue

Quand l'être pur est condamné,

périssable. Fabuleux point d'orgue.

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